Volviendo de Alojera

c28e3e2085992d58294abe38657d39d7Cette île-là se mérite. La Gomera: un petit caillou au Sud des Canaries. Un Cône qui arrête les nuages sur sa pointe et entretient une forêt millénaire sur son toît. C’est par là que passaient toutes les marchandises pour circuler d’une vallée à l’autre. Le centre d’une étoile de ravins qui tombent dans un Atlantique sauvage.

ply593_imgGM-D-171Une communication si compliquée que s’y est développée une langue unique: el silbo Gomero. La seule langue sifflée au monde. Encore parlée par la plupart des 20 000 habitants de l’île. Inscrit par l’UNESCO au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. « Le Grand Bleu » m’avait mis sur la piste d’Amorgos. Le clip « Silbo » du chanteur Féloche m’a entraîné sur cette île étonnante. Le royaume des lauriers centenaires, des bananiers, des baleines… et des randonneurs. Les balades sont toutes spectaculaires. Comme celle qui mène à Alojera. Le genre de coin où on arrive pas par hasard. Un minuscule port lové au creux d’une petite anse.

"Volviendo de Alojera"  ©AntoineRenault2016 70x50cm

« Volviendo de Alojera » ©AntoineRenault2016 70x50cm

Une des rares qui ne se trouve pas au fond d’un ravin. L’endroit est austère. Semble destiné à encaisser les tempêtes d’Ouest. Sa jetée en premier rôle. Si vous êtes au bout, cela ressemble à cela par beau temps. Et si vous y rester jusqu’en fin d’après-midi, vous réalisez qu’après une journée à casser de la houle le coin se régale en soirée d’un coucher de soleil qui permet de mieux comprendre les habitués en terrasse.

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D’une crique à l’autre

rocher de l'Anse Rouge noirmoutier antoinerenaultCes matins d’été: quand la mer est d’huile, le soleil chaud et la mer haute… Le vent a disparu. Les plannings aussi. Aucune espèce d’organisation ne résiste à ce temps là. La contrainte minimum du déjeuner de famille cède tacitement. Les enfants s’éparpillent, chacun à son plaisir improvisé. S’offrir un festin de baignades par exemple.

"Allée du Cob" ©AntoineRenault2016  acrylic on canvas 100x70cm

« Allée du Cob » ©AntoineRenault2016 acrylic on canvas 100x70cm

vue aérienne bois de la chaise antoinerenaultPasser d’une crique à l’autre, d’une plage à l’autre. Plonger de l’estacade, puis des rochers de l’Anse Rouge, puis de la jetée Lasserre au Nord des Souzeaux… remonter dans le bois de la Chaize côté Ouest, et finalement bifurquer à droite pour retrouver l’étendue de la Clère s’afficher en panorama large au bout d’un canyon de chênes verts et de pins. La serviette commence à être franchement humide. Hâte de retrouver le sable chaud dans quelques mètres. Et ce repère familier qui va apparaître légèrement sur la droite: le rocher du Cob.

 

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« Patito »

"Patito" - Antoine Renault - 50x50 cm - acrylic on canvas

« Patito » – Antoine Renault – 50×50 cm – acrylic on canvas

« Patito » en espagnol, c’est « caneton ». Mais ça marche aussi pour « petit chou ». Les deux fonctionnent bien avec cette image. Je ne connais pas le chou en question, mais il y a un peu plus d’un an, sa maman qui suit mon travail m’a envoyé un mot franchement sympathique avec des photos de son fiston qui lui semblaient pouvoir inspirer un jour une de mes toiles. Bonne pioche : c’est chose faite depuis le week-end dernier. Et j’aurai la joie de rencontre la maman au vernissage de ce vendredi :). Je ne sais pas encore où a été prise la photo originale, mais cela me rappelle de très bon moment avec mes fils, il y a bien longtemps de cela, dans les contre-jours hors saison, sur la plage de La Baule … qui reste quand même un très bel endroit (quand on regarde vers l’océan :) !

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On se retrouve à la Clère ?

La Clère, c’est le nom de ma plage. La plage, c’est là où toute les belles histoires commencent pour moi. Dans cette image, je retrouve la chaleur de l’été en début d’après-midi, juste après le café. On est sur la terrasse.

"On se retrouve a la clère ?" - A Renault 2013 - Acrylic on canvas 73x54cm

J’entends le vent thermique souffler en tête des chênes verts, prometteurs de belles glissages en windsurfs pendant quelques heures.    En attendant de propulser les voiles, il s’amuse dans la tignasse de ma fille. J’entends aussi les vagues qui commencent à rouler un peu plus bruyamment sur la plage à cinquante mètres de là.  On est sur la terrasse. Des tomettes anciennes qui renvoient une lumière ocre dans les ombres du T-shirt. C’est ici que l’on viendra prendre un thé après quelques heures en mer. Quand le soleil descend à l’Ouest. On y est si bien qu’on y égare volontiers son temps au soleil à bavarder. La lumière y est forte. Elle rend les silhouettes belles et l’envie de photographier forte. C’est souvent là où l’on se dit au revoir à la fin des vacances. Au revoir à cet amour d’île avec un petit pincement au coeur.

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