« Publier un premier roman, c’est comme…

… un vernissage qui ne finit pas à 22 heures ». J’ai trouvé cette expression dans un joli papier sur l’aventure du premier roman. Richard Labesque est en plein vernissage depuis le mois de Juillet et pour info, vous faites partie des invités!

"La source oubliée" Richard Labesque

« La source oubliée » Richard Labesque

J’ai lu son premier roman “La source oubliée” à l’ombre d’un eucalyptus grec. Quand je l’ai refermé, j’étais fier qu’il ait retenu “Rouge” pour sa couverture. C’est un bel honneur que d’être choisi par un autre artiste pour accompagner son oeuvre.

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Bons baisers de Russie

J’ai la chance d’avoir des amateurs qui suivent mon travail et m’envoient des commentaires sympathiques depuis 45 pays. La Russie est une des communautés les plus actives. Cette interview en témoigne. Si ça ne fait pas longtemps que l’on se connaît, vous apprendrez peut-être quelque chose de nouveau en la lisant la version anglaise. Pour ceux qui ont fait option Russe, cliquez sur l’image.

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Venue de nulle part

C’est La lumière bien sûr qui m’a attiré dans cette image. La peau ambrée sur le mur rosé. Mais le jeu d’ombres sophistiqué surtout.

"From out of the blue". 2017©AntoineRenault. acrylic on canvas 80x60cm

« From out of the blue ». 2017©AntoineRenault. acrylic on canvas 80x60cm

L’ombre portée très franche du chapeau sur le visage et sur l’épaule. Celle plus diffuse qui vient des arbres plus lointains. Et les ombres toutes proches: l’ombre propre de son sein gauche. Son ombre portée sur le sein droit.

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Ajoutez un perroquet bleu sorti de nulle part et laissez le photographe Lars Botten construire une image superbement graphique. Avec la silhouette non moins graphique de la jeune mannequin portugaise qui monte: Isilda Moreira.

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Zero gravité

Cette apesanteur que l’on resent lorsque l’on flotte allongé à la surface… Légèreté. Comme installé dans un nuage liquide. Détente. Aucun muscle en tension. Aucun point sous pression.

"Zero Gravity" 2017©antoinerenault. acrylic on canvas 100x70cm

« Zero Gravity » 2017©antoinerenault. acrylic on canvas 100x70cm

L’élément liquide compense la force de gravité. Et cet équilibre physique semble se transformer naturellement en sérénité. La tête se vide. Au mieux elle caresse des pensées positives. Des pensées sans gravité.

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Archimède a théorisé l’explication physique: “Tout corps plongé dans un liquide reçoit de celui-ci une poussée verticale égale au poids du volume du liquide déplacé”. Mon père a toujours eu une fascination pour ce phénomène. Et c’est sans doute par reconnaissance pour ses grandes joies de navigation qu’il a fait apprendre par coeur la formule à tous ses enfants. Ce qui a procuré à cette progéniture moyennement équipée pour la Physique une joie furtive au moment où le sujet était enfin abordé à l’école.

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Jesi’s hat

Certaines postures sont magnétiques. Elles signent la personnalité d’un individu encore plus fortement que sa silhouette. J’ai toujours trouvé cela saisissant.

"Jesi's hat" 2017©antoinerenault.  acrylic on canvas 70x50cm

« Jesi’s hat » 2017©antoinerenault. acrylic on canvas 70x50cm

Voilà Jesi Le Rae: une muse radieuse et énergique aux jambes interminables. Cambrure de matador capturée par l’objectif solaire de la géniale photographe australienne Carly Brown. Je suis le travail de Carly depuis un moment sur instagram. J’aime beaucoup son univers créatif, découvert grâce au très inspirant “Last daze”: un gisement d’histoires photographiques qui pimente votre quotidien de manière addictive . Cette image m’a attrapé l’oeil. Je devais la peindre. Carli a eu la gentillesse de me prêter son inspiration. Jesi a accompagné la peinture en cours avec un enthousiasme communicatif. J’ai adoré peindre cette toile.

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Les cheveux sauvages de Jesi m’ont aussi inspiré ce dessin. Il fait partie de la série « sketching in the air » que j’exposerai bientôt à Paris.

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Agio Nikolaos

Oui c’est un titre un peu bizarre pour cette image. J’aime bien le nom des lieux. Agio Nikolaos (Saint Nicolas), c’est le petit rocher au pied d’Oia où est construit une chapelle.

"Agio Nikolaos" 2017©antoinerenault. Acrylic on canvas 50x70cm

« Agio Nikolaos » 2017©antoinerenault. Acrylic on canvas 50x70cm

Un coin parfait pour plonger, à 15 minutes de nage de la falaise. A côté de la chapelle, un petit abri dans lequel un pêcheur garde ses filets au sec. Lézarder au soleil après la baignade, le dos nu appuyé sur la chaux tiède de ce vieux mur, est un luxe. Profiter de la beauté pure de ce site incroyable. Penser à la soirée que l’on va passer là-haut, tout en haut de la falaise. Se réjouir à l’avance de cette vue stupéfiante qui donne un supplement de gout à toutes les saveurs du diner.

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Le cercle éternel des formes fugitives

Figer des reflets c’est attraper des formes fugitives. Qui se ressemblent toujours. Et qui n’en finissent pas de se transformer en d’autres formes. Dans une composition éternellement unique, à chaque instant.

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J’avais en tête de peindre cette image depuis longtemps. Je me posais deux questions: arriverai-je à trouver le moyen de rendre la luminosité de ce moment? Et quel titre pourrai-je bien lui trouver? La lumière a fini par arriver. Le nom est un morceau de poème de Louise-Victorinne Ackerman. Une poétesse française dont j’ignorais le nom et l’oeuvre. Mais j’aime bien comment ces mots vont avec cette peinture.

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Expo4art. Le Marais, Paris.

Mon stock de toiles faisait escale à Paris entre l’expo d’été à Noirmoutier et l’expo d’automne à Paris. L’occasion de se faire un petit salon d’art contemporain dans le Marais. La Halle des Blancs Manteaux: ancien marché parisien de 1820 fait un cocon idéal pour abriter une sélection de 70 artistes.

antoinerenault-expo4art-artfair-paris17Ce week-end là avait failli mal démarrer: la voiture empruntée à un ami et 20 toiles à l’intérieur, disparue attrapée par la fourrière le temps d’aller fermer la porte de l’appartement… à 1h30 de l’ouverture des portes de l’expo!!! Voiture récupérée, avec les toiles dedans, et nous voilà bons derniers sur la ligne de départ pour installer le stand. Avec tout de même assez de temps avant l’ouverture pour un face à face  intime entre ma cousine chérie venu prêter main forte et sa grand mère adorée dont elle découvrait le portrait.S’en suivent 3 journées bien animés, remplies de rencontres et de retrouvailles. Une foule de visiteurs très variée. Un vrai plaisir de croiser au milieu des amateurs Parisiens des italiens, américains, londoniens, saoudiens, … Et comme toujours dans ces salons, quelquesflyer expo4art antoinerenault rencontres uniques. Comme le passage de cette collectionneuse libanaise: coup de foudre pour un de mes tableaux… qui était malheureusement déjà vendu. Du coup pour se remettre de cette déception, elle offre la tournée de champagne à tous les visiteurs de mon stand :). Il y a des moments comme cela.

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Mère grand

Fin d’après-midi. Le thermique s’est calmé. Les dériveurs et les annexes sont remontés sur la plage. Les cousins sur la dune, les uns après les autres. Décoiffés par la brise. Du sable plein les pieds, du sel plein les yeux. C’était une chouette journée! De celles qu’il faut ralentir et faire durer car elles comptent double dans le souvenir des vacances. Bientôt l’heure de rejoindre nos chaumières respectives pour la soirée. Faire traîner, profiter… S’asseoir par terre côté Sud à l’abri du vent sur la terrasse de granit et réchauffer son dos contre le mur de chaux . Mère grand est toujours dans les parages.

"Grand-mère Maud" 2016©AntoineRenault acrylic on canvas 70x50cm

« Grand-mère Maud » 2016©AntoineRenault acrylic on canvas 70x50cm

Elle qui était si heureuse en mer n’a plus l’âge de naviguer. Elle suit dans la journée les voiles de chacun du haut de sa dune, dans le Noroît. Puis récolte les récits de chacun le soir côté Sud. La bande de lézards se retrouve pas loin de la porte de sa chambre. A l’entrée de cette caverne d’ombre parfumée de térébenthine, on refait le monde. La robe de grand-mère attrape les derniers rayons de soleil. L’air de ne pas y toucher, elle lance ces petites questions anodines qui permettent de jauger l’état des troupes, de recouper l’actualité de l’île et de la famille.  La complexité des arabesques qu’elle dessine avec sa canne dans le sable est proportionnelle à celle que ses pensées traversent. Et elles se concluent souvent d’un « et t’en pense quoi, toi? » ponctuée d’un petit rictus souriant, mélange de bienveillance, de malice et de doute.

Quand j’ai démarré cette toile, je savais que je la garderais pour moi. Privilège d’une conversation en face à face. A chaque coup de pinceau j’essayais d’imaginer ce que disaient les arabesques en dessous du tableau, invisibles. Pour la première fois, cette sensation d’être observé par mon sujet pendant que je peignais. Des heures à modeler ce visage jusqu’à ce que le regard et chacune des petites rides, ensemble, finissent par composer cet imperceptible sourire, inquisiteur et protecteur.

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Promenade au paradis

Sailing to heaven ©antoinerenaultPremiers jours de septembre. Mon voilier semble deviner l’hivernage. Dernière journée de navigation. Elle a intérêt à être bonne, c’est assez dur comme ça. Soit distrayante, sportive, franche brise. Soit détendante, belle, mer calme. Là c’était du splendide. Cadeau de fin de vacances. Légère brume de grand beau dans la matinée qui s’étire. De bons amis sur la plage. DSC_0175bC’est ce matin là que je fais les images qui inspireront « Duel de Sauterelles ». Une baignade, un pique nique et on embarque! La surface est lisse. Souffle caressant,  juste suffisant pour glisser le long de la silhouette de la côte. Du mouillage jusqu’au port. Tout doucement. Le temps de profiter complètement du spectacle. Les yeux font de leur mieux pour remplir la mémoire. Plus je regarde cette île, plus je la trouve belle. Plus elle me manque.

"Sailing to heaven"  ©2016 Antoine Renault    Acrylic on canvas  Triptych 3x80x40cm

« Sailing to heaven » ©2016 Antoine Renault Acrylic on canvas Triptych 3x80x40cm

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