On se retrouve à la Clère ?

La Clère, c’est le nom de ma plage. La plage, c’est là où toute les belles histoires commencent pour moi. Dans cette image, je retrouve la chaleur de l’été en début d’après-midi, juste après le café. On est sur la terrasse.

"On se retrouve a la clère ?" - A Renault 2013 - Acrylic on canvas 73x54cm

J’entends le vent thermique souffler en tête des chênes verts, prometteurs de belles glissages en windsurfs pendant quelques heures.    En attendant de propulser les voiles, il s’amuse dans la tignasse de ma fille. J’entends aussi les vagues qui commencent à rouler un peu plus bruyamment sur la plage à cinquante mètres de là.  On est sur la terrasse. Des tomettes anciennes qui renvoient une lumière ocre dans les ombres du T-shirt. C’est ici que l’on viendra prendre un thé après quelques heures en mer. Quand le soleil descend à l’Ouest. On y est si bien qu’on y égare volontiers son temps au soleil à bavarder. La lumière y est forte. Elle rend les silhouettes belles et l’envie de photographier forte. C’est souvent là où l’on se dit au revoir à la fin des vacances. Au revoir à cet amour d’île avec un petit pincement au coeur.

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Jusqu’au 13 octobre sur CNN

« Ah ! qu’il est doux de ne rien faire quand tout s’agite autour de nous ». Cette citation d’opéra-comique a longtemps été le slogan du comptoir le plus connu de l’île. Le « CNN » c’est le « Café Noir Noirmoutier ». Intemporel et incontournable point de rencontre après le marché. Un piano bar chic et branché mené par un galeriste passionné : le lieu idéal pour siroter un cocktail entre amis en commentant les dernières toiles retenues par le patron. C’est l’endroit que je préfère pour prendre le soleil en terrasse avec un croque-madame-Mélusine-café-noir après avoir arrimé le bateau dans le port. Quand on est là, tranquille, posé face au quai et au soleil, c’est vraiment doux. Et quand les toiles qui sont accrochées derrière sont les siennes, la Mélusine est vraiment bonne.

Seize d’entre elles sont là jusqu’au 13 octobre, dont les dernières productions de l’été. Je les envie les veinardes ! Elles vont en entendre des récits de croisières et de soirées, des scoops, des confidences. Elles vont en savourer des soirées au piano. Elles vont en croiser des regards. Intrigués, curieux, amateur… ou pas, furtifs ou insistants. C’est déjà un plaisir de les accrocher là. L’endroit semble fait pour elles.

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Casquette

acrylique - 20x20cm - 2012 - antoinerenault.com

 

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Tour de sable


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Duel de sauterelles

Acrylique sur toile – 2011

 

 

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Petits reflets au Petit Four

Reflets d’un nouveau genre. On est pas très loin de la plage mais ce n’est pas de l’eau. Il y a de la transparence, mais ce n’est pas la mer. Par contre c’est bien la même lumière…

C’est le meilleur abri pour les marins ayant navigué dans les 50èmes rugissants. Il s’appelle « Le Petit Four ». C’est le sweet home d’un ami qui vient d’avoir 50 ans, et les vitres d’en haut les ont sans doute fêté avant lui …

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Ricochet

Acrylique sur toile 100×50       Antoine Renault

Ca commence souvent en se promenant sur la plage la tête en bas, vers les coquillages. On avance penché, lentement, très concentré. Trouver la plus jaune des littorines, le plus harmonieux verre poli, le premier grain de café. On décide de démarrer une collection, comme à chaque début d’été. L’un d’entre nous tombe sur un caillou tentant. C’est parti pour une compèt’. On ne nait pas tous égaux devant le ricochet. Il faut un double talent. De sélectionneur d’abord : préférer plat pour assurer le rebond, rond pour garder une forme homogène en rotation, pas trop fin et pas trop léger pour assurer une bonne stabilité de vol et une belle longueur de tir. Talent de lanceur ensuite : le bon angle au raz de l’eau, en dessous de l’épaule, la distance du premier rebond (pas moins de 5 mètres), … Mais tout cela ne peut rien contre un clapot contrariant. Choisir son moment reste donc la clé du succès. Par exemple, on voit bien ici que pour notre lanceur de gauche, le tir a du être aussi rapide et spontané que l’habillage du matin et que le retroussage de jeans. Mais sans doute réussi car on sent bien qu’à droite, on ne veut pas rater son coup …

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